En partenariat avec le Musée archéologique départemental de Saint-Bertrand-de-Comminges et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.

Edouard Decam Théophile Seyrig

Ce projet est la rencontre et l’intervalle entre une montagne de marbre d’une blancheur exceptionnelle et les collections d’un musée archéologique.
Un bloc de marbre fouillé et exposé, un bloc montagne prélevé et transformé : quand l’archéologie remonte le temps, les artistes proposent de descendre le temps, d’accompagner la fixation de la mémoire.
Entre matière et fiction s’installent narration et manipulation du bloc multimillénaire matière-geste-espace-usage, qui fait trace.
Des collections questionnées et une montagne taillée deviennent les lieux de contact et de captation du vécu et du fantasme : photographie, film, son, installation.
Par ce biais le marbre et ses acteurs rythment alors la mémoire dans une interprétation du temps passé, présent et futur.

Invités par le Musée archéologique départemental de Saint-Bertrand-de-Comminges, en complicité avec le centre d’art contemporain, Edouard Decam et Théophile Seyrig investissent un marbre et son territoire en prenant appui sur les collections du musée et le monde de l’extraction minière. L’origine du marbre est majoritairement la montagne du Rié qui surplombe Saint-Béat, commune distante d’une trentaine de kilomètres en bord de Garonne. Le prélèvement y est continu : à l’époque romaine et moderne l’extraction était réalisée sur ses pentes et falaises, aujourd’hui la roche est extraite au cœur même de la montagne.